À l’origine, un battement cardiaque est dû à une pulsion électrique.
À l’origine, une photographie est un déplacement de photons sur une surface sensible.
C’est en liant ces deux idées et à partir des recherches d'Étienne-Léopold Trouvelot, peintre et astronome français et de Hiroshi Sugimoto et de ses Lightning Fields, qu’est née l’idée de proposer un prolongement de l'expérience de la photographie par impact électrique. Dans toute sa symbolique, je souhaitais par l'expérimentation plasticienne réussir à proposer des photos créées avec le coeur, au sens littéral.
C'est lors de ma dernière année d'études de photographie à l'ETPA de Toulouse en 2018, que j'ai pu mettre sur pied un dispositif expérimental, me permettant de créer un corpus d'images issues de mes battements cardiaques, images qui sont présentées ici.
En termes techniques, les battements cardiaques sont amplifiés de façon sonore, afin d'actionner de manière alternative un commutateur sensible aux fréquences basses. Lorsque que l'accumulateur électrique est arrivé à sa quantité maximale, il produit un arc électrique de 500 000 Volts frappant le papier. Sur ce dernier, se déplace l'électricité, qui dans son imprégnation des sels d'argent nous rappelle à sa nature première, celle de la biologie, des formes naturelles, parfois de ces vaisseaux qui vivent au rythme de cet organe central, le coeur.
Le projet À l'Origine du Coeur a été récompensé du Grand Prix de l'ETPA, a été coup de coeur Fisheye Magazine et fait l'objet de nombreuses performances photographiques avec le Collectif Trigone (Festival Faites de l'image, Festival ImageSingulières, l'Emoi photographiques, Rencontres Image et Environnement - Zone i... ), permettant de proposer au public de participer à cette expérience, de la vivre et d'en constituer aujourd'hui une oeuvre participative.













